Désandrouins, p. 199 (14 août
Jour ce pays; il , de la stupidité
dont le Canada nt à sa défense.
x, Bougainville, rs plus tard à nodement avec uverneur avail esse envers les ui, dans leurs raient plus en s. nolait Bou- ‘n est des sausme, auxquels 3... On a dit à | général fran- , dans le Gonose inouïe, ces Montcalm deux atte dans l’inur langage ne néral comptait ’envoyé remait possible, ce retour, « sont que les faits y ourant ! Ce fut ait encore les B « les propos lonie. » Mais, « sur la table eur général el pauvre Montde précaution
de Montréal à entre les deux
Malgré le désir du M! de Vaudreuil de voir l’armée s'engager à la poursuite de l’ennemi ou se lancer dans de nouvelles opérations !, la campagne était décidément close. Après une seconde visite parlementaire, cette fois au camp des Anglais, pour régler quelques points en suspens?, Bougainville, accompagnant Montcalm, fut rappelé, le 9 septembre, à Montréal, où, après avoir délibéré de la situation en conseil, le gouverneur le désigna pour se rendre en France durant l'hiver, afin de réclamer des secours au gouvernement. Bougainville ne resta que trois jours à Montréal et revint à la suite de son général surveiller les derniers travaux avant l’hivernage. La situation était devenue intolérable. La cherté des vivres aidant, les officiers ne pouvaient plus se suffire avec leur solde *. « Tout le monde le voit, le
1. « Le 25 {juillet}, nouvelles dépêches du Mi de V. Il compte toujours que les détachements, les convois coupés, les cris des sauvages, les marches canadiennes, le souvenir de leur défaite, la peur, la confusion feront abandonner aux Anglais leur position au fond du lac; qu'ils laisseront même, pour se retirer plus vite et parce que la colonie en a besoin, vivres, berges, ponlons, canons, morliers, boulets, bombes, train d'artillerie et de campagne, etc. Le M de V. est si assuré que cela doit être, qu'il mande au M de M. qu'il a différé le départ de la frégate qui doi' porter la nouvelle de la victoire du 8, afin qu'elle porte en même temps celle de la fuite des ennemis. [1 assure que cela fera au Roi un grand plaisir, Je ne sais à qui pensait La Fontaine quand il fit la fable du Pot au lait! Que n’est-il ici! Quel pot au lait! Et sur quelle tête! » — « Il n'y à que les novices, » dit avec dédain le maréchal de Moltke, « pour s’imaginer que la poursuite doit toujours suivre la victoire. »
2. Rentré le 13 août à Carillon, venant de Montréal, Bougainville en était reparti le lendemain pour le camp des Anglais (Malartic). — Journal, 12 au 16 août : « J'ai été reçu et traité avec la plus grande politesse, Les Anglais disent que les Canadiens sont plus cruels que les sauvages mêmes. » — Il est vrai que les courevrs anglais n'avaient sous ce rapport rien à reprocher aux Canadiens : « Ils ont bien l'air de n'être que de la canaille (sic), » écrivait Wolfe à Lord George Sackville (12 mai 1758). Et, lorsque l'année suivante, trois jours après le débarquement des Anglais devant Québec, les rangers revinrent d'une première escarmouche avec une demi-douzaine de scalps canadiens, ce fut un cri d'horreur de la part des officiers et soldats fraichement arrivés d'Angleterre (Bradley, Woife, p. 152-153).
3. 4 septembre. — « Depuis que nous sommes en Canada, notre traitement a diminué de près d’un sixième. Au lieu de nous payer en argent, comme les premières années, depuis dix-huit mois, on nous paie en papier. On a retranché une partie de ce qu’on nous donnait en campagne. » Montcalm avait fait des représentations à l'intendant qui avait « refusé net » d'y souscrire, En octobre, Montcalm assembla les commandants de corps avec deux capitaines et deux lieutenants par bataillon, déclara hautement que les officiers, les lieutenants surtout, ne pouvaient pas vivre avec leur solde et ajouta qu'il en référait à la Cour. Un capitaine touchait par an 2,700 livres et un lieutenant 1,250 ; or, on leur demandait 400 livres de pension par mois, « encore en trouverait-on peu à ce prix » (du 1°" au 11 octobre). Les miliciens n'étaient guère mieux traités, et Bougainville, malgré l'hostilité
sait, le cri est général. Qu'importe à ces concussiounaires qui se jouent de l'autorité! » Bougainville se répand alors en protestations ’ virulentes contre ces Verrès impudents; mais cette éloquence justi- Ë fiée, en raison de sa justification même, a produit un effet imprévu. Ë Elle vaut à son auteur, de la part de l'abbé Casgrain, une algarade surprenante, à laquelle nous sommes obligé de nous arrêter, puisk qu’elle met ouvertement en cause l'honneur du jeune aide de camp. | L'abbé Casgrain, qui n’a jamais éprouvé le besoin de rien dissimu- | ler et qui se pique d’une parfaite franchise dans les procédés de son patriotisme aussi ingénieux qu'ingénu, le prend ici de très haut visà-vis de Bougainville, dont il s’érige en critique dans des conditions de loyauté que le lecteur appréciera.
À « On reste consterné pour l'honneur de Bougainville, » déclare le À | singulier historien, « en apprenant qu'au moment même où il écrihi { vait ces invectives saisissantes de vérité, et qu'il s’en allait dénoncer | | | Bigot en France, il feignait d’être vis-à-vis de lui dans les termes de | la meilleure amitié et lui demandait des faveurs pour son cousin de Vienne. À plusieurs reprises, il l'avait sollicité de lui procurer de | l'avancement. Il lui avait même fait écrire par sa parente, M"° Hérault | de Séchelles. Dans sa réponse, Bigot écrivait à M"° de Séchelles : « Il ! | « suffit que vous vous intéressiez à ce qui le regarde [M. de Vienne] h | « pour que j’aie l'honneur de rendre compte à M. de Moras de son HA) | « mérite. Je loge à Québec, pour ainsi dire sous le même toit, avec Ut « M. de Bougainville; cela nous donne occasion de nous voir très Ï « souvent. C’est un aimable cavalier, rempli d'esprit et dont je culti- | « verai, autant qu’il me sera possible, l’amitié!. » L'abbé brouille ici quelque peu systématiquement les dates. La |
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dernière lettre où Bougainville recommande son cousin à Mme Hérault est du 9 novembre 4757 ?. La date de la « Verrine, » qu’il écrit dans
qu'ou lui prête, n'hésite pas à prendre leur défense. « Le munitionnaire a fait
payer, à ceux qui n'avaient pas apporté leurs vivres avec eux, la ration 1 1. i0 8. { « Et quoi, » disait l'habitant, « ce même munitionnaire ne nous a donné
1e « tout l'hiver que 10 s. par jour pour la nourriture du soldat et il nous retient
s h « 1 1, 10 s. pour cette même ration! » L'ordre du Mi de V. y était précis » |
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(5 août). Il existe malheureusement dans notre journal une seconde lacune de quelques pages égarées du 11 au 18 octobre.