PREFACE. XI
Chapelle, où il a reçu les premiers éléments d'une éducation qu'il a rendue brillante aux Universités de Bonn et d'Heidelberg, où il fut honoré de l'intérêt tout particulier du célèbre professeur Schlosser. Parti pour voyager en Italie, et recommandé au baron de Martens, ministre de Prusse en Toscane, il demeura près de lui et fut initié aux détails du service diplomatique, tout en donnant cours, dans Florence, à ses études favorites d'histoire et de littérature italiennes. La fin de 1832 le trouva à Constantinople, y accompagnant M. de Martens : il visita la Grèce et les îles Ioniennes, et revint à Florence, qu'il laissa en 1835 pour passer à Berlin en qualité de secrétaire-rédacteur au ministère des affaires étrangères. Revenu pour la troisième fois à Florence, et cette fois comme attaché, il se rendit ensuite à Rome en la même qualité, auprès de M. de Bunsen d'abord, de M. de Buch ensuite. Son séjour à Rome se prolongea jusqu'en 1843, époque où il fut rappelé à Berlin comme conseiller de légation et attaché au cabinet du Roi.
Je le trouve secrétaire à Londres, avec M. de Bunsen pour chef, vers 1846; M. de Humboldt l'honore de son amitié; ses travaux continus, que j'énuniérerai ci-après, lui valent les relations les plus distinguées dans les sciences et dans les lettres, et le roi Frédéric-Guillaume IV lui fait l'honneur de l'appeler auprès de lui lors de son voyage à Venise et dans l'Italie supérieure, en 1847. En 1848, il fait partie de la légation de Prusse à Rome, voit la chute du Pontife, et est accrédité chargé d'affaires à Gaë'te, près la personne du Saint-Père, avec lequel il rentra à Rome. Depuis 1851 jusqu'en 1860, on peut dire que M. de Reumont ne quitta presque plus l'Italie. Accrédité chargé d'affaires à Florence, puis ministre résident, il y fut honoré, aimé et distingué, non pas seulement comme diplomate , mais aussi comme érudit et écrivain méritant. L'Académie de la Crusca le compte, depuis cette époque, parmi