‹ La jeunesse de Catherine de MédicisChapitre 9 sur 52 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

regarder la nouvelle venue, pour la voir devenir Madame la Dauphine par un coup du sort que rien ne faisait prévoir, puis Reine, puis Régente, et régner longtemps, sinon de nom, du moins de fait, avec le titre si caractéristique et d'une signification si grande : « la Reine mère. » Telle, l'historien allemand ne l'a point montrée ni cherchée : il n'a point pris la peine de la vouloir montrer en cette grande qualité, connaissant que les sieurs de Tavannes, de Castelnau, de Montluc et de Villeroy, et les sieurs de la Planche, de Thou et de l'Estoile, et Gondé, et Brantôme, et la Reine Marguerite, et les Amhassadeurs de Venise, en leurs commentaires, mémoires, journaux et rapports, nous ont donné d'elle assez de portraits variés et remarquables, pour qu'il nous soit aisé avec tous d'en former un de ressemblance suffisante.

Armand Baschet ' .

Paris, 30 septembre 1866.

1 Qu'il me soit permis, avant de présenter celte élégante œuvre de M. de Reumont, de parler de sa personne et de désigner ceux de ses ouvrages qui, tant en Allemagne qu'en Italie, ont le plus particulièrement attiré l'attention des esprits lettrés. Ce m'est une bonne fortune, que cette occasion de me faire le biographe d'un homme dont la carrière a été vouée aux travaux intéressants de la diplomatie, au culte assidu des belles-lettres et à l'exercice de l'histoire.

M. Alfred de Reumont, issu d'une famille originaire de la Belgique (anciens seigneurs de Septfontaines), est né à Aix-la-

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