PREFACE
part, et par un écrivain anglais d'une autre, ayant consulté tons les deux les sources originales, et ayant écrit leur livre dans la ville qui fut le berceau de leur héroïne? De là cette traduction à laquelle m'autorisa dès cette époque l'honorable M. de Reumont, avec qui j'entrai plus tard en relations littéraires assidues, et que je visitai diverses fois à Florence, où il représentait, près la personne du Grand-Duc, le Roi de Prusse son souverain. Deux éditions allemandes à Berlin ', et une édition italienne fort augmentée8, sont les honorables témoignages du succès de cette étude. Puisse l'édition française avoir l'honneur d'un même accueil! Nous lui avons consacré des soins assidus, et nous avons fait suivre le récit original de l'auteur d'une série de textes inédits et curieux, cherchés et rencontrés par nous en diverses archives. Tous sont relatifs aux épisodes, aux événements et aux faits particuliers à l'enfance et à l'adolescence de ce faible et unique rejeton de la grande lignée des Médicis, à qui les destins réservaient cependant d'étranges grandeurs et des gloires singulières dans l'histoire de notre pays, où, selon l'humeur des partis, Catherine a été portée jusques
1 Die Jugend Katerinas de' Medici, von Alfred von Reumont ; Berlin, 1854 (lrc édit.), et 1856 (2e édit.).
2 La Gioventù di Caterina de' Medici di Alfredo Reumont, traduzione del Dottore Stanislao Bianciardi (Florence, Le Monnier, 1858).