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session de l'héritage des successeurs de Cùme l'aîné : c'était Corne, le futur premier Grand-Duc de Toscane.
La mort de Laurent donna à la politique chancelante de Léon X une direction décidée. Le Pape, nous l'avons déjà dit, avait eu de tout temps un cœur espagnol. S'il s'était rapproché de la France, c'est qu'au milieu des vicissitudes de ces temps et de l'incertitude de la succession à l'Empire, qui occupait tant le monde politique alors, il voulait en tout cas se ménager un appui. Mais dès que la nécessité? des événements le lui permit, il montra sa vraie inclination. Laurent gisait encore que le Pape, le 17 janvier 1519, conclut avec le jeune Roi d'Espagne, Charles de Habsbourg, un traité secret qui resta inconnu jusqu'à nos jours 1 . Ce traité précéda celui de 1521, destiné également à rester ignoré jusqu'au moment où les faits l'ont révélé 2 . Les expressions en sont générales, comme c'était l'usage pour de pareils documents; cependant on y reconnaît un but profond. 11 y est fait mention de la raison pour laquelle la République de Florence est comprise dans l'alliance : « Parce que, dit le traité, elle est si inti-
1 II u élé publie par Gino C.apponi dans l'appendice <le l'/.vtorin fiorentina de Jacopo Pitti, vol. I de Y Arcldvio slorico italitino; 18*2, p. :*7G-.183.
* (iuie< ianlini, xiv, 1 : » ( IceultirtMiiiiaiiientr. ».
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mement liée à notre maître très-chrétien , qu'on peut la considérer comme ne faisant qu'un avec les Etats et la souveraineté de Sa Sainteté. » Il f\it cependant admis qu'elle serait comprise dans la fédération. On convint aussi que tout demeurerait de même pour le Duc d'Urbin, quant à la protection assurée à sa personne, quant à sa haute position à Florence et quant à ses possessions présentes ou futures J . l'eu de jours avant la conclusion de cette convention (11 janvier 1510), l'Empereur Maximilien mourut, et la fameuse lutte commença des lors entre les deux grands prétendants, Charles-Quint et François I er , dont la vie tout entière devait être une rivalité puissante destinée à remuer l'Europe entière.
Lorsque la fortune se fut prononcée pour Charles d'Autriche, le Duc d'Urbin était déjà mort. Qui sait si ce n'est point cette mort qui décida le Pape à changer de conduite envers les deux Souverains? Au commencement il avait paru favorable à la France, puis il se prononça en faveur de l'Espagne. Laurent
1 La prouve des intentions du Pape sur le fait de l'union infinie de Florence avec sa famille existe dans une instruction de 1517 : « lnclilain Florentinornni reiupnblicam ac Illuin Doininiuii Lanientiiini de Medicis Urbini Dnceni ac doniinnm de fainilia de Medicis ttnum atffuc idem corpus efficientes unum atqve idem potentatum représentantes. »