‹ La jeunesse de Catherine de Médicis, tr., annoté et augmentéChapitre 27 sur 71 · DE CATIIKIUSK DE MÉDICIS. T · texte numérisé non relu

DE CATIIKIUSK DE MÉDICIS. T

protecteur et un ami si dévoué. A cette époque et en d'autres moments de l'histoire des Médius, pour ainsi dire à chaque pas, apparaît le nom d'Ottaviano. Il empêcha, du moins pour un peu de temps, l'éclat de l'insurrection , et durant le gouvernement démocratique, non sans courir de graves dangers, il demeura à Florence pour sauver à sa famille ce qu'il put lui sauver; il prit soin des personnes et des hiens, et, à leur retour, il fut de ceux qui contribuèrent le plus à leur élévation. Il offrit sa maison au Duc Alexandre lors des noces de ce Prince, et en 153G il s'employa pour Côme et pour les rejetons de la branche aînée. N'eût -il pas mérité une meilleure récompense que celle qui, après sa mort, en 15-40, fut donnée à son fils Bernardetto? Le Duc,

en effet, sous le prétexte qu'Ottaviano, pendant l'administration de ses biens, avait été infidèle, obligea Bernardetto au remboursement de sommes importantes. Lui qui avait épousé Julie , fille naturelle d'Alexandre, conçut un tel chagrin de ce noir procédé, qu'il abandonna Florence et se rendit à Naples, où il donna souche à la famille des princes d'Ottaviano, encore aujourd'hui florissante.

Mais il est temps de revenir au Palais Médius. L'Archevêque et llippolyte accoururent à la rencontre de Clarice, et ils la conduisirent dans un

appartement voisin de la chapelle, dont Benozzo (îozzoli, le vaillant peintre du Campo Santo à Pise, dans de meilleurs temps, avait décoré les murs avec la {f-dle et ingénue représentation de F Epiphanie, avec d'innombrables groupes d'Anges et de personnages aux riches costumes, avec des processions superbes 'dans un pays charmant et séduisant.

Page 1