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devaient, suivant le désir des mécontents, enrayer le Cardinal de Cortone et les jeunes Médicis n quitter la ville sans aucun éclat.
Philippe, avec cet esprit d'indécision qui lui valut une mauvaise renommée et une fin misérable, ne voulut pas être le premier qui se déclarât contre le Pape. Clarice, plus décidée de caractère, partit, quoique souffrante, laissant son mari à Pise. Klle arriva le 1 5 mai, avec le gouverneur de ses fils et quelques autres intimes, à sa belle villa « aile Sclvc » , près de Signa, site admirable dans la vallée inférieure de l'Arno. Le même soir elle était à Florence. Le matin suivant on la porta en litière à la maison des Médicis, où non -seulement les amis et les clients étaient accourus, mais aussi un grand nombre de citoyens, partisans du mouvement. Klle y trouva aussi l'archevêque Cardinal Pierre Ilidolfi, le fils d'une sœur de Léon X, ainsi que Messer Ottaviano de Médicis, un parent éloigné mais fidèle ami des descendants de Côrae l'Ancien. C'est à ce dernier que le Pape avait confié la surveillance des deux jeunes seigneurs, et c'est aussi en lui que les trésors d'art de la famille (entre autres le portrait de Léon X de la main de Raphaël) trouvèrent un gardien fidèle; c'est encore en lui que les artistes florentins André del Sarto, Michel- Ange et Vasari, trouvèrent un