‹ La jeunesse de Catherine de Médicis, tr., annoté et augmentéChapitre 30 sur 71 · LA JEUNESSE DE CATIJEHINE DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

LA JEUNESSE DE CATIJEHINE DE MÉDICIS

combat pour ses libertés désormais impossibles à sauver, dut recueillir ses forces extrêmes et réveiller les derniers souffles de cet élément démocratique qui luttait aussi dans sa dernière heure.

Niccolô Capponi était néanmoins encore chef du gouvernement lorsqu'on séquestra les biens des Médicis, et qu'on enleva aux héritiers de Madonna Alfonsina les droits de pêche dans le lac de Fueecchio. Il ne put l'empêcher, et son successeur F rançois Gardncci ne le voulut pas. Malgré tant d'outrages, malgré tant d'injustices, le Pape Clément se montra encore disposé à entrer en arrangements avec la ville. Il fit proposer ses conditions par des partisans et des médiateurs : rappel de sa famille, rétablissement des rapports antécédents, levée du séquestre des biens, restitution et liberté de sa nièce, la petite Catherine de Médicis, l'unique rejeton de la grande famille, au milieu de tant d'épreuves

1 Lettre île I Ambassadeur vénitien Carlo Capello, 17 septembre 1529. IU'Iuzioni deyli Ambasriatori veneti, ltaecolta Albert > st-rie II, tome I, 217.

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CATHERINE DE MÉDICIS AU COI VENT DES Ml'R.i TE.

Catherine était demeurée à Florence. Tout était changé autour d'elle, et la jeune fille de dix ans se trouvait isolée au milieu d'indifférents ou d'adversaires. Messer Ottaviano, qui, selon le désir secret du Pape, n'avait point quitté la ville, ne pouvait être d'aucune utilité à la petite Duchesse : poursuivi et menacé de tous côtés, on l'avait enfin emprisonné, lorsque l'armée impériale avait entrepris de faire le siège. Madonna Glarice Strozzi était morte le 3 mai 1528, profondément regrettée de son époux, qui, plus tard, ordonna, par son testament, que dans son épitaphe on fît mention de sa candeur, de sa sagesse et de ses nobles sentiments, ainsi que de l'amour qu'il avait eu pour elle, et de leur union

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