Greffes de la cour seigneuri.ile de Bolland, 9 mars
JehenneGrosmaitre, dont il eut un fils, Jean, et une fille, Marie. Il résulte des documents extraits des anciens greffes scabinaux et des registres paroissiaux du pays, que le nom patronymique de la famille est bien de Grétry, c'est sous ce nom que les ancêtres du musicien, la plupart agriculteurs, sont désignés dans les actes qu'ils passèrent. L'orthographe du nom a varié, c'est tantôt Grétry ou Grettry, tantôt Greti ou Gretti. Jean de Grétry eut huit enfonts. L'aîné, Arnold de Grétry, forestier de Bolland, y mourut en 1679. Il eut sept enfants baptisés dans l'église paroissiale. Le cin:]uièire, François de Grétry, bisaïeul du'musicien, baptisé le 3 avril 1648, hérita de son grand-père paternel du bien delle Haye, et mourut dans la seigneurie le 14 octobre 171 3. De ses cinq enfants, le deuxième, Jean-Noël de Grétry, baptisé le 4 mars 1673 à Bolland, épousa Dieudonnée Campinado. Ce mariage n'eut pas d'abord l'assentiment des parents. Grétry dit, dans ses Mémoires ('), que sa grand'mère était allemande ; le nom est italien cependant. On sait qu'au xvii' siècle, des verriers italiens étaient venus s'installer au pays de Liège : la famille Massari, à Basserfosse, près de Bolland, en est un exemple et peut-être la famille Campinado.
Le jeune ménage quitta la seigneurie et s'établit à Blégny (tigron village des environs, qui n'a rien de très particulier, si ce n'est une église moderne assez jolie. Jean-Noël « jouait du violon pour faire danser les paysans qui venaient boire sa bière et son eau-de-vie », aimable façon de dire qu'il était aubergiste. II s'éteignit à Blégny le 10 mai 1758, cinq ans après la mort de sa femme, en laissant 7 enflints, parmi lesquels : François-Pascal de Grétry, père de. notre musicien, fut baptisé à Mortier le 31 mars 1714. Tout enfant, il apprit à jouer du violon avec son père. Son grand-oncle, le prélat Delvilette (î),
(1) Mémoires ou Ess.iis sur la .Musique, t. I, p.ige r.
(2) Blégny a soulTert de la guerre, le liameau a été rasé, l'église incendiée.
(;) Faustin Bcsson a illustré cet épisode de l'enfance non pas d'André Grétry, comme l'indique par erreur le catalogue du musée, mais de son père, François-Pascal de Grétry. Ce tableau est reproduit dans Le MmiJe lllinlié, 1857, n" 19. Il mesure 1 m 98 sur 3 m. 97. Faustin Uesson le peignit en 1857 d'après un article d'Arscue Houssayc,