‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 1 sur 504 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

7 Des publications récentes ont mis en vive lumière ce qu “il y avait à la fois, d’universellement humain et de drama- tique dans la destinée de l’abbé de La Mennais. C'est ainsi que dans la deuxième série de ses éludes sur - l'Inquiélude religieuse, M. Henri Bremond a jeté le regard le plus pénétrant depuis Sainte-Beuve sur le mal de La Men- : nais, et reconnu chez lui les symptômes du Silence de Dieu. Le comte d’Haussonville, en publiant les Lettres de La LAPS à la baronne Collu, a montré le prêtre. incliné vers k une amitié féminine !. Jamais l'homme ne s’était livré davantage que dans cette correspondance : qu'on relise les | pages lumineuses que l'éditeur ya jointes.

"3 Plus récemment encore, M. Blondel, dans quelques pages à serrées et profondes des Annales de Philosophie chrétienne, a reconnu que La Mennais pense moins pour expliciter la vérité que pour déraciner des doctrines afin d’en i imposer d’ autres more bellico et politico. Penser,. pour ce. romantique, pour ce « perpétuel outrancier qui met.la logique au service de sa passion », c'est combattre, c'est s’ Haposer 4 par la ee ce.

L'histoire de celte âme que le ciel a longtemps disputée à la terre mérite donc l’étude la plus attentive.

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