‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 166 sur 504 · Ibid., chap. v, p · texte numérisé non relu

Ibid., chap. v, p

lPespoir d’un éveil de la vie intérieure et de la spiritualité, toutes deux étroitement liées au progrès religieux. L’indifférence ou le as pour les écrits d’un Louis de Blois ne sont à ses yeux qu'une variété de cette maladie, l'indifférence, qui conduit au matérialisme et à l’ athéisme tous les ae reux qu'elle atteint. Ainsi, dans l’ordre de la doctrine, linspiration qui fit traduire et commenter le Guide, se confond avec celle qui dicta les Réflexions ; l’un et l’autre écrit est une arme contre l'indifférence — le ntal religieux du siècle! — le mal intérieur de Félicité de La Mennais.

Mais puisqu'il croit, puisqu'il se laisse du moins persuader qu'il en va,bientôt définitivement triompher, toutes ses préoccupations se portent — on conçoit avec quelle impatience — vers l’ordination prochaine, vers le port auquel, à travers ses tempêtes, 1l pense trouver un abri. Le 18 février 1809, l’abbé Jean écrit à l’abbé Bruté à Rennes : «Je désire que 1 Monde gneur donne l’ordination à la Passion, ear nous aurons besoin, mon frère et moi, de prendre le lait dans le mois de mai, et nous ne pourrions guère le faire, si nous allions à Rennes pour la Trinité. Mon frère désire passer au moins huit à dix jours au grand séminaire avant de recevoir la tonsure, pour se recueillir en Dieu, et implorer, avec une ferveur nouvelle, toutes les grâces dont il a besoin. Je suis donc très disposé à suivre votre conseil, et à prier Monseigneur de lui donner la tonsure à Pâques, s’il n’y à point onde à La Passion. C’est aussi l'avis de M. Vielle, et j'espère que notre bon évêque voudra bien entrer dans nos vues et nous accorder cette faveur?. » Le 2 mars 1809, la réponse de Mgr Enoch n’était pas encore arrivée, et Jean-Marie inquiet, impatient de incertitude, écrivait au supérieur du grand séminaire de Rennes, M. de la Guéretrie, une lettre qu’il chargeait Pabbé Bruté de lui remettre : « Vous verrez, lui disait-il, que, mon frère et moi, nous avons le désir d'aller bientôt, le plus tôt

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