Le Guide spirituel, etc., chap. 1v, p
. nent Dieu ne lui eût sûrement pas épargné les tribulations ;
car il se plait, si l’on ose ainsi dire, à orner d’afflictions,
comme de perles précieuses, l'âme qui lui est intimethent et
parfaitement unie, afin de la rendre de plus en plus semblable
à Jésus-Christ!. »
Et c’ést ainsi que la méditation de la eroix conduit à celle de l’éternelle gloire : « © qu’heureuse est La céleste Jérusalem!... là un éternel cri de joie, des cantiques pérpétuels
d'allégressé, des chants de triomphe et de bonheur éclatent et
. se rénouvellent sans cesse, au milieu des concerts des Saints, . et de lPineffable douceur des plus suaves parfums : là est uné . paix él un repos qui surpassent lout sentiment; ün calme, une sérénité que l’esprit de l’homme né saurait comprendre;
toutes les âmes n’y font qu’une âme, tous les cœurs qu’un seul cœur : uné douce sécurité, uñ contentement pur, une tran-
- quille félicité, une joie délicieuse, y règnent sans cesse : là les justes resplendiront, comme le soleil, dans le royaume de léur père.
« O quel ravissement de se méler aux chœurs des anges,
. Wd’étre en pérpétuelle société avéc les patriarches el les brophèles, avec les saints apôtres et lés martyrs, avec les con-
fesseurs et les vierges, avec la très glorieuse Marie, mère de Dieu ! Plus de crainte, plus de tristesse, plus de tiédeur, plus de lassitude, plus d’angoises ! Plus de travail à supporter, plus d'obstacles à vaincre, plus de dégoûts, plus de
- besoins! O quelle richesse de consolations ! quelle affluence . de délices! quelle surabondance de joie ! quel abyme de
… pures voluptés, de voir cette lumière sans bornes eb souverai-
nement aimable, cette gloire indicible de la très haute Trinité; de voir le Dieu des dieux sur la montagne de Sion, de le voir, non plus en énigme, mais face à face; de voir l’humanité glorieuse du fils unique de Dieu !... De quel torrent de délices notre âme sera-t-elle inondée, lorsqu'elle contemplera sans nuage:cette immense beauté, lorsqu'elle savourera à loisir cette douceur ineffable, d’où découlent et pro-
… cédent toute la beauté, ét toute la douceur des créatures...
Heureuse done, et deux fois heureuse, la céleste Jérusalerh ;
- où se trouve tout ce qui peut plaire, et d’où tout ce qui.
- peut déplaire est à jamais banni, où le bonheur de ceux qui