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délices de l’hutniliation!. » Puis, revenant toujours à son cri d'espoir désolé : « Mon Dieu! mon Dieu! encore üne fois, la croix, la croix et rien que la croix?! »
Le Miroir des Religieux conseille aussi la dévotion à Marie ét les tendres élans vers la mère de notre Sauveur : « Souvent, dit-il en rappelant la conduite d’un solitaire qu’il pro: pose en exemple, souvent aussi,s’adressant à la biénhéureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, cornme à une Mère pleine de tendresse et de miséricorde, et comme à la généreuse dispensatrice des trésors célestes, il lui faisoit de douces plaintes, et imploroit, avec une sainte importunité, ses bénédictions?. » Ecoutons maititenant Féli : « Hümblé Mère dé mon Sauveur, je me mets sous votre protection au pied de la croix, car c’est
À Vous aussi, comme à saint Jean, que Jésus-Christ dit : Voilà votre Mère ! Aiïmons à jamais cette tendre mére et son divin fils mort pour nous, érucifié pour nous4. »
Il contémple toujours la croix; l'autorité de Louis de Blois vient justifier, ici encore, son triste et douloureux penchant. Après avoir montré comment le religieux qu’il nous cite en modèle méditait chaque jour quelque partie de la Passion, il ajoute : CI ne s’occupoit pas un jour seulement, et à son rang, de cette partie de la Passion qui nous offre le Christ suspendu à la Croix; chaque jour, s’il s’y sentoit porté, il méditoit, quelques instants, ce profond mystère d’amoür5. » Pourquoi cette méditation de la croix, pourquoi ce désir de la croix sont-ils une voie salutaire? « [l en est, ét en grand nombre, qui semblent pieux, humbles, patients tant qu'ils n’ont à enduter ni réprimandes, ni injures, ni dommages, hi tentations, ni chagrins : mais à peine ont-ils senti le poids de la Croix, qüe les mürmures, l’indignation, l’impatience, décèlent leur orgucil secret et leur immortification. Avant donc que lon puisse croire être arrivé à une véritable äbnégation de soi: même, il faut avoir souffert. des contradictions de diverses sortes avec un cœur docile et serein. :
« Celui que Dieu n’a pas éprouvé par les afflictions doit se regarder comme trop faible encore pour les supporter; autre-