‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 173 sur 504 · Le Guide spiriluel, etg., Chap. v, pp · texte numérisé non relu

Le Guide spiriluel, etg., Chap. v, pp

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joies dont le cœur duchrétien doit vraiment resplendir « dans Re saints jours, dans ces jours du triomphe de notre Roi, où

tout parle à l’âme pour l’élever, la consoler, l’animer, la for: tifier ! ». Quel fruit en To il tiré ? Ah! sans doute :il

s’excite aux divins transports. Disons à Jésus, «comme Marie,

du fond du cœur, Rabboni, à mon maître! Après nous étre enivrés de sa croix, enivrons-nous de sa gloire; suivons-le dans la céleste Jérusalem et jusque dans le sein de son Père,

$ pour y louer, l’y bénir, l'y aimer, Ty adorer à jamais, en union avec ces esprits d'amour qui veillent autour de son

trône, s’embrasent, se nourrissent, s’abreuvent de ses feux, et font éclater aux pieds de l’Agneau, dans leurs ineffables

transports, un éternel hosanna ? ! » Mais d’abord le nom de

Marie n’est là que parce que, en de fortbelles pages, d’ailleurs,

le Guide spirituel oppose Marthe à Marie. « Marie, instruite

de bonne heure à se dérober à la multitude des pensées inconstantes et légères ; Marie, occupée d’un objet unique, et avec un cœur toujours paisible, brûlant de s’unir au souverain bien, est d’une beauté bien plus parfaite » que « Marthe, animée par une volonté droite, mais distraite par les œuvres extérieures, et agitée par une foule de pensées et de soins divers ? ». Et quant à l'évocation de la céleste Jérusalem, on y a reconnu sans peine, en seconde épreuve, la traduction résumée des quelques pages du Guide rappelées tout à l'heure.

C’est lui-même qui va parler maintenant, lui, et non plus ses souvenirs. Vainement s’est-il efforcé vers l’amour divin et la joie ; même en ces jours d'élection, la nature est rebelle et silencieuse en lui : « Hélas! mon Sauveur, est-il bien vrai que Je vous aime? Si je vous aimois, serois-je si faible, si tiède, si languissant dans votre service ? Si je vous ai-

mois, aimer'ois-Je autre chose que vous ? Si je vous aimois,

m'aimerois-je encore moi-même ? Oh ! faites, faites que je me haïsse, afin que je vous aime, et que je n'aime que vous, ô Dieu qui êtes amour “ ! » A ces appels, où retentit la voix même de Félicité, sachons reconnaître son cœur. Mais l’invocation retombe : l’offrande n’est pas acceptée : « Priez pour moi, mon tendre ami, mon frère, priez pour ce pauvre pécheur

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