Ibid., pp
Jean-Marie, de son frère et de leurs amis. Devant l’insistance du gouvernement, la commission en vint à concéder « qu'après avoir protesté dé son attachement inviolable au Saint-Siège et à la personne du Souverain Pontife, après avoir réclamé l'observation de la discipline en vigueur, le concile national pourrait déclarer qu’attendn l'impossibilité de recourir à un concile œcuménique et l'immense danger dont l'Eglise de France était menacée, l’institution donnée conciliairement par le métropolitain à l’égard de ses suffragants, ou par le plus ancien d’entre eux à l'égard du métropolitain, tiendrait lieu des bulles pontificales, jusqu’à ce que le Pape ou ses successeurs eussent consenti à l’exécution du Concordat! ».
Cette partie de la consultation, inspirée de la doctrine qui n'attribuait pas au Pape essentiellement, mais seulement comme une concession de l'Église, la prérogative d’instituer les évêques, ouvrait très manifestement la porte au schisme. M. Emery devait en sentir plus que tout autre le péril, lui qui avait écrit le 5 janvier 1809 : « Les évêques doivent être 1 très persuadés que les atteintes portées à l’autorité du Saint-
Siège frappent leur propre autorité ; que si le gouvernement (ce qu’à Dieu ne plaise) envahissait l'autorité du Saint- Siège, il envahirait bientôt, et bien plus facilement, celle des évéques ; et que les mêmes raisons qui ferafent secouer aux É évêques l’autorité du Pape, feraient bientôt secouer aux curés Ë l'autorité des évêques ?. »
j Une lettre du 12 décembre 1809 à M. Bruté montre quelles 4 étaient les inquiétudes de M. Émery, et les raisons véritables ; d’une prudence et de concessions qu’en lespèce on pourrait “ trouver excessives : « Vos plaintes ne sont pas sans fon- | dement, mon cher B. Qui stat videal ne cadat : c’est une raison d'accepter vos prières et d’en demander la continuation. Ma crainte des événements n’est pas pour moi, qui, ne demandant rien et regrettant très souvent ma Conciergerie, n’ai rien à craindre ; mais la ruine de ma maison serait probablement la suite de ma disgrâce particulière. Mais non sunt facienda mala ul eveniant bona, et la règle : quærite 1° regn. D. et hæc omnia adjic. La conelusion, c’est que la vérité marche avant tout, et qu’en même temps elle doit être proposée
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