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DEBMOUR, l'Église el l'État, pp

canisme sulpicien, dans les circonstances présentes : « Cher ami, que je voudrais frère Jean près de lui avec les bonnes études qu'il a faites! Dans ces occasions, les malintentionnés sont prêts de longue main et étourdissent de questions et observations captieuses. Je lui écrirai vendredi. Si vous pouviez, avant, me faire une bonne lettre de vues fondamentales 1? » 3

Sans doute, répond l’abbé Jean le lendemain 7 décembre 1809, le concile de Bâle a voulu restreindre le droit d’institution dans le Pape; mais, par le fait même, il l’a reconnu comme lui appartenant essentiellement; car s’il admet que l'institution soit donnée par le supérieur immédiat, il reconnait aussi que si l’on a des raisons majeures d’intérét public de le faire, on peut encore recourir au Pape pour la confirmation des élections, même quand elles sont canoniques ; © or, comme l’observe judicieusement Thomassin, cette clause rendrait toujours le Pape arbitre de la confirmation des métropolitains et des évêques même ». Certains évêques, « non contents que leur élection eùt été confirmée par le métropolitain selon la Pragmatique, allaient encore demander à Rome une nouvelle confirmation du Pape, qui ne la refusait pas? ». On voit que Jean-Marie s'attache à montrer contre les gallicans que le pouvoir d'institution, loin d’être une concession de l’Église, appartenait essentiellement au Pape. Toutefois, si l’on considère les réponses de la commission ecclésiastique aux questions de l'Empereur, on y reconnait, ainsi qu’il fallait s’y attendre, la doctrine même exposée par M. Boyer dans son cours : elle déclare comme lui les conciles généraux supérieurs au Pape, mais proteste qu'ils ne peuvent être convoqués ni réunis sans l’assentiment du Pape. Elle ne eroit pas que ce soit à elle à se prononcer sur le parti que devrait prendre le gouvernement, mais plutôt à un concile national qui comprendrait l’épiscopat français tout entier; encore les décisions de ce concile ne prendraient-elles force de loi qu'après avoir été ratiliées par le Saint-Siège, et Le concile devrait surtout avoir en vue de réconcilier le Pape et l'Empereur. Mais voilà qui est plus grave, et qui, dans une certaine mesure, paraît justifier déjà les craintes de l’abbé Bruté, de

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