Ms., pp. 102-103. Part. inéd
lié au dogme fondamental de la Primauté du Saint-Siégef. » Cependant, à cette satisfaction austère s’en joignent d’autres, par occasion, à la faveur desquelles transparaissent de nouveau, sous le masque de l’érudit, les impatientes ardeurs du polémiste en plein duel avec un adversaire tout-puissant. Il annonce ainsi la citation d’un beau fragment de saint Gélase, refusant à Euphemius, qui le lui demandait en vain, la confirmation du Saint-Siège, tant qu'il laisserait, par des ménagements injustifiés, les noms d’Acace et d’autres hérétiques gravés sur les sacrés dyptiques : « Il est inconcevable qu'il (Euphemius) ait pu un seul moment concevoir l’espé., rance de faire partager à saint Gélase ses pusillanimes ménagemens pour un hérétique, dont le nom trouvoit encore de puissants protecteurs ; et néanmoins rien n’est plus vrai. Il ne tarda pas sans doute à être désabusé ; et si la vive indignation avec laquelle ce grand Pape rejette les timides conseils qu'on osoit lui donner, causa quelque étonnement à Euphemius, elle ne lui laissa du moins aucun espoir d’en faire jamais écouter de semblables. L’antiquité ecclésiastique n'offre point de plus beau monument que cette réponse de saint Gélase. Elle est trop honorable à la mémoire de cet illustre Pontle, elle renferme de trop nobles leçons de fermeté et de constance, l’esprit de foi y respire d’un bout à l’autre avec une trop sainte énergie, pour que nous n’en donnions pas au moins quelques extraits. Dieu ne permettant pas que l’Église soit jamais sans épreuves, iln’est aussi jamais aucun temps, où les fidèles comme les Pasteurs n’aient besoin d’être fortifiés par les mémorables exemples de dévouement que nous ont laissé (sic)nos Pères. C’est là, c’est dans cette lecture que les âmes se retrempent, que le courage se relève, et que les noms de chrétien et de martyr font palpiterle cœur de je ne sais quelle joie céleste, qui enfante les prodiges ?. » Visiblement, sous le prétexte et sous le nom d'Euphemius, ce sont les lâches comparses du concile de 18114, c’est Maury et le servile Duvoisin qu'il flagelle et flétrit ici: saint Gélase rejetant « les timides conseils qu’on osoit lui donner », c’est Pie VIT résistant aux députations que l'Empereur lui faisait envoyer. C’est lui, qu’en traduisant saint Gélase, Félicité