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tant non nanas ah. dt
motte
3 attendre le moment où l’ abyme s'ouvrira pour nous englou- | tir tous pêle mêle et sans retour!. »
Et pourtant, puisque « dans la Nature, rien le ce qui est ne cesse d’être », puisqu'un « atome est éternel », comment pourrais-je cesser d’être ? « Mon âme serait-elle moins qu’un
atome?... De quel droit mettez-vous un terme à La vie de l'âme et limités-vous la puissance de l’auteur même de la vie ?? »
Tel est, dans ses grandes lignes, cet écrit — fruit d’une ‘collaboration, dont les rôles sont difficiles à déterminer, entre
les deux neveux et l’oncle des Saudrais. Ce mélange d'humour et d’éloquence, cette ardeur passionnée dans la défense des idées, succédant à l’ironie mordante, nous les retrouverons un jour chez Félicité de La Mennais. Et lui aussi, comme son oncle après la Terreur, dirigera contre les philosophes à bonnet rouge ses flèches les plus acérées.
Remarquons-le cependant : si Robert des Saudrais prouve ici contre les philosophes l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme, c’est encore à la manière de J.-J. Rousseau, dont il n'apparait pas encore comme entièrement dépris. Après la Terreur, il est sur le chemin du retour complet à la foi : mais il ne suffit pas pour la posséder tout entière, de combattre les philosophes — même en s'inspirant de Pascal — de prouver que Dieu est, et de démontrer que l’âme est immortelle.
Engagé dans cette voie, comment cet égaré, cet ancien partisan du schisme constitutionnel, à présent mieux éclairé, ne reviendrait-il pas à l’orthodoxie, aux pratiques catholiques ? Il va traduire le livre de Job* et le livre de la Sagesse!; bientôt, il se scandalisera du peu de zèle des Malouins à élever des reposoirs pour la Fête-Dieu *; il se réjouira de voir