Le nouveau régisseur de là Chenaie
4. Inédit, Début supprimé de la lettre 86, BLarse, t. Ï,5pt, 201°
gations pécuniaires. Un de leurs cousins, Le Chault, avait placé une dizaine de nulle francs dans la maison de commerce de leur père et de leur oncle, à charge pour ceux-ci de lui en servir les intérêts avec la participation aux bénéfices. Par un scrupule qui les honore, Félicité et Jean-Marie ne veulent pas que leur parent suive, dans la liquidation, le sort des autres créanciers, Ils prennent donc l'engagement de lui servir la rente du capital compromis par la faillite paternelle. Nouveau sujet de soucis; car 11 faut faire accepter d’abord la proposition à Le Chault, qui n’en saisit pas bien tous les avantages et se débat comme un diable. « Le cher cousin », comme Félicité l'appelle, n’a pas le caractère facile. Le 30 avril 1814, tout paraissait conclu! ; le 29 juin, tout est à recommencer: Le Chault demande, attendu les circonstances, qu'au lieu de 8 p. 100 on lui en paye 9, c’est-à-dire qu’on porte sa rente à 900 francs. Comment se tirer d'affaire ? En se chargeant tous trois, Jean-Marie, Ange et lui, du service de sa rente primi-
tive, en tâchant d'obtenir de de le sacrifice des arrérages
échus jusqu'au mois de mai précédent, et, au besoin, en transigeant pour la moitié?.Mais le cousin résiste et se méfie. Au comble de l impatience, Félicité se décide alors à la plus désagréable des démarches ; il ira le voir et lui mettra le marché en main: accepter ses propositions, ou suivre le sort des autres créanciers. QI faudra bien que le cher parent se décide3. » Le voilà donc chez son cousin ; il n’est pas là. Sa femme le reçoit, et lui tient, bien entendu, quelques propos désobligeants qu’il relève avec beaucoup de force. « Cela m’a réussi, dit-il. Le reste de la conférence s’est passé le mieux du monde. » Le 3 août suivant,il retourne chercher la réponse, et, en sortant, il adresse à son beau-frère Ange Blaise la lettre inédite suivante :
Paris, 3 août 1814.
Mon cher Ange, Biarrote vous aura communiqué ce que je lui ai marqué relativement à notre affaire avec Le Chault. Je sors de chez lui en ce moment, avec l'espoir que tout se terminera comme nous le désirons. Hier, il m'avait écrit pour me dire qu'il faudrait absolument un acte notarié, dont les frais s’élèveroient à frs 260.