BLAIZE, t. I, p
3. Inédit. Passage supprimé par l'éditeur dans la lettre. BLAIZE, t. I, p. 150.
4. Inédit. Passage supprimé de la lettre. BLAIZE, 1. 1, p. 153.
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En même temps qu'il se résigne à ce cruel sacrifice, Félicité de La Mennais se préoccupe de liquider au mieux les marchandises qui restent en magasin!. Mais les ventes n'eurent pas lieu, semble-t:1l, dans des conditions très favorables, et le besoin d’argent, la gêne, se faisait durement sentir à Félicité de La Mennais, réduit au point d'attendre avec impatience le moment où il pourrait toucher ce qui devait lui revenir dans la liquidation paternelle ?. . Les charges auxquelles il fallait subvenir étaient lourdes. C'était avant tout l’entretien de M. de La Mennais père et de l'oncle des Saudrais. Ange Blaize, Jean-Marie et Félicité se par- . tageaient cette charge dont Félicité de La Mennais tenait à supporter le poids au même titre que son beau-frère et son frère : il s’emportait à l’idée qu'Ange Blaize, dont la situation commerciale n'avait pas été atteinte, et dont la fortune restait solide et considérable, püt faire plus pour son beaupère que Jean-Marie et lui pour leur père : € Il paraît qu'Ange a envoyé de l’argent à papa, écrit-il le 21 juin. Comme il ne m'en à point parlé, je n’en ai pris aucune connaissance ?. » Il revient peu après sur cet envoi de fonds: « J’ai avancé 100 francs à T{onton| sur le termé du mois d'octobre, écrit-il le 6 juillet 1814. Pfapal m'écrit qu'Afnge] Jui a envoyé 250 francs proprio molu ; d’après cela je ne pourrai m'empécher de proposer à A[nge| de partager par tiers ce supplément de pension“. »
Ange Blaize ne fit pas difficulté d'accepter l’arrangement - que Félicité de La Mennais avait tant à cœur; celui-ci mandait à Jean-Marie, le 8 juillet, le succès de sa négociation : « J’ai proposé à Ange de partager par tiers. Cela n’a pas souffert de difficulté. Tu sais que papa est retenu au lit par un accès de goutte. Je lui laisserai peut-être en passant 50 francs qui lui serviront à payer divers petits frais. Il a été obligé de reprendre une gardienne. Ces 50 francs joints aux 250 francs … porteraient le supplément de pension à 100 francs pour cha- * ,cun°. »
| Autre charge qui s'ajoute à la précédente : les deux frères
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Cf. BLarze, t. 1, p. 179.
Ibid. Lettre du 28 oct. 1814.
Inédit. Passage supprimé de la lettre. BLaIZE, t. I, p. 139.
. BLAIZE, t. I, p. 147.
Inédit. Passage supprimé dans la lettre. BLAIZE, t. I, p. 151, ne 64.
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ne veulent pas abandonner les pauvres gens auxquels ils s’intéressaient, et dont ils étaient la providence : « Allanic a paru très sensible à ta lettre, écrit Félicité à Jean le même jour. Il te prie de ne pas oublier son affaire, dans le cas où tu pourrais te procurer quelques renseignements qui lui fussent utiles.
« Mahé t’engage aussi à parler à sa tante pour tâcher d’en obtenir quelques secourst.,» On devine aisément la réponse de Jean-Marie.
Dans l’héritage maternel auquel ils sont réduits maintenant, leur principale ressource est la Chenaie. Mais aussi, quel sujet d’incessantes préoccupations ! Féli à Paris, Jean- Marie à Saint-Brieuc, ne peuvent surveiller la propriété qui leur appartient en commun. Les rentrées ne se font pas, ou se font mal, et, obligés de compter désormais, comment pourraient-ils s’en passer? Cent choses auraient besoin de leur présence, «il faudrait sans cesse quereller. et tracasser ». Féli se décide donc à choisir un régisseur moyennant une commission de 200 francs, c’est-à-dire de 5 p. 100 sur les revenus, qui sont environ de 4.000 francs. Du moins serontils assurés, à ce prix, de toucher ce que doivent les fermiers qu'on ne laissera plus s’arriérer. Une commission de garde «à Julien assurera la conservation des bois qui sont au pillage? ».
De ces revenus, les deux frères prélèvent maintenant une forte part pour subvenir aux besoins de leur père et de leur oncle. Le 27 février 1815, Féli mande de la Chenaie à Jean- Marie : « Noël sort d'ici, et doit y revenir pour diner mercredi prochain avec M. Bossard3. Celui-ci doit m'apporter 1200 francs, sur les quels je compterai environ 900 francs à Ange, pour le semestre de la pension de Tonton et de Papa. I nous restera environ cinquante écus à chacun. Tu les trouveras à ton passage ici, et tu pourras payer la Villemain sur le produit du mobilier. Elle a vendu la grande glace, j'ignore combien #. » |
Jean-Marie et Félicité ont malheureusement d’autres obli-
1. Inédit. Zbid. Cf. aussi BLarzE, t. I, p. 147. Continueront-ils de « donner chaque semaine un pain de 3 livres à la Jean-Julien » ?