‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 305 sur 504 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

puisque tu te décidais à sacrifier d’autres motifs plus puissants pour rester, si Dieu y trouvait sa gloire, cette même gloire de Dieu doit, ce me semble, te déterminer à venir quand déjà ton cœur t’y engage, et que tu ne fais que préférer à des liens récents, des liens beaucoup plus anciens, el que la Providence elle-même a formés 1. »

Pesons bien ces dernières paroles, rappelons-nous que Jean- Marie avait ramené son frère à Dieu ; et nous en comprendrons toute la force. Veut-il voir son œuvre détruite ? Cette menace n'est pas formulée ; elle est pourtant sous-entendue. Elle nous permet de mesurer encore une fois la fragilité de cétte âme inquiète, et qu'emporte en ses impatientes ardeurs, qu'emportera jusqu’à la fin la passion du moment et linvincible besoin du bonheur. L’abbé de Quelen doit retourner à Saint-Brieuc ; c’est un remplaçant tout trouvé pour l'abbé Jean auprès de l’'Evéque : « es il amène donc promptement, ou bien qu’il te laisse partir?. » Tout doit céder à son désir.

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Aïnsi pressé, Jean-Marie laisse entrevoir un prochain voyage. Féli veut aussitôt davantage : son frère doit quitter Saint-Brieuc, sans esprit de retour. Il est convenable qu’il prenne « avant de partir les arrangements nécessaires pour n'être pas obligé de retourner en Bretagne ». Tous deux se mettront aussitôt en ménage : n ’en Re ils pas les moyens : ? Le 6 août, quand il a reçu les fermes assurances de cette prochaine arrivée, il ne se contente pas de manifester son plusir. « J'espère, ajoute-t-il, que les choses s arrangeront de manière qu> nous ne nous quittions plus, comme ç'a lou- Jours élé notre dessein.» Jean n’a jamais été si catégorique ; mais Félicité eroit aisément ce qu’il espère.

Enfin, l’heureux jour de la réunion approche ; écoutez quel

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