‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 352 sur 504 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

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La suite de la lettre a trait à la conduite de Gratien de La

- Meénnais, son frère cadet, qui donnait alors de sérieuses inquié-

tudes à toute la famille. « Que devient Gratien ? écrivait Félicité, de Londres, le 12 septembre 1815, dans une lettre à

. l'abbé Jean. Je vois avec douleur, par ce que me marque

M. Dobrée, qu’on ne peut rien espérer de lui. C’est une dure eroix parmi tant d’autres !. » On se rappelle qu’en 1813 il avait fait des dettes à Saint-Malo, et qu'à la suite d’une affaire de billets protestés, on l’avait engagé dans les gardes d’hon-

. neur. Cette fois, de concert avec toute la famille, Ange Blaize . a pris une résolution beaucoup plus radicale : celle de l’écarter

de la France en lui fournissant une pacotille et l’expédiant aux colonies :

Soyez sûr, mon cher Ange, continue Félicité à ce sujet dans sa lettre du 1° décembre, que je partage la reconnaissance de toute la famille pour ce que vous faites pour Gratien. Dites-lui, je vous prie, mille choses de ma part. J'aurais une couple de razoirs à lui

envoyer ; mais Je n’ai malheureusement pensé à les mettre dans le

| paquet de Thomassaint, qu'après le départ de ce paquet.

J'embrasse Marie et les petits enfants ; sont-ils encore au Val? Donnez-moi, je vous prie, des nouvelles de notre bonne Villemain. Mille amitiés à Tonton.

Votre ami

He

Il nous plaît, à cet instant décisif, de rencontrer sous la plume de Félicité ces soucis de famille, qui le replacent dans son milieu, dans son cadre naturel d’existence. Il s’y réfugie toujours. Ils aident à deviner quels motifs de santé, de position et de caractère, avaient dicté la résolution par laquelle s’ouvrait cette lettre ; moins défendue contre lui-même, la volonté du futur sous-diacre aurait pu défaillir encore ?.

1. Inédit. Passage supprimé de la lettre 98, BLa1ZE, t. [, pp. 221-224.

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