Ibid., p
Dieux étrangers dans les pays qui les adorent. Il n’y a point de salut pour ceux qui rougiront de reconnoître devant les hommes la personne ou la doctrine de Jésus-Christ ; il vous est libre cependant de vous unir, selon les diverses conjonctures, aux ennemis les plus déclarés du Christianisme, dans. la profession de leur Religion, et d’en blasphémer les mystères à leur exemple.
« Tel est exactement le langage que l’on pourroit attribuer à Dieu dans le système de l'indifférence des Religions : seroit-il propre à inspirer un grand respect pour la Divinité, et une haute idée de la Religion dont elle est la fin et le principal objet 1 ? »
Gette doctrine « si licentieuse » (sic) de « l'indifférence des Religions », ouvrirait la porte au fanatisme. Car «il n’y a rien que la vérité qui se soutienne : et rien de plus opposé à l’amour et à la recherche du vrai, que l'indifférence de Religions, qui deviendroit, si elle pouvoit prévaloir, la justification de toutes les erreurs, et presque de tous les crimes? ».
Enfin, « pour fermer de plus en plus aux défenseurs de l’Indifférence de Religions toute voie d’égarement, on peut leur demander : Premièrement, si les diverses Religions qui sont dans le monde, peuvent étre envisagées comme indifférentes en elles-mémes, ou comme également propres à nous acquitter de nos devoirs envers Dieu. Secondement, si un
‘ homme qui reconnaît déterminément une Religion pour véri-
table et divine, peut indifféremment professer telle ou telle autre, pour s’accommoder (sic) aux loix du pays et ménager ses propres intérêts. Troisièmement, si dans l'incertitude où quelqu'un se trouveroit sur la vérité de la Religion particulière qu’il doit embrasser, il peut indifféremment se déclarer pour celle qui lui paroîtra la plus conforme à la situation de ses affaires, aux circonstances destems et des lieux ? ».
On oppose trois propositions à ces trois points de vue :
« PREMIÈRE ProposiTion. — On ne peut pas sensément regarder comme indifférentes,ou comme également propres
1. REGNIER, Certilude, etc. T. IT, pp. 418-419. 2. Ibid., pp. 419-420.