Inédit. Zbid., p
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MUR RE ee PU EN EE A Al GA dé E | 92 LA CONVERSION . 1
Jean- -Jacques Rousseau dicte ces lignes; tout à l’heure nous devions à son influence la preuve du sentiment commun, et maintenant, rappelons-nous la fameuse prosopopée de la conscience, au quatrième livre de l'Æmile : « O idée d’un Dieu, que tu es douce ! que tu m’es chère ! que de charmes tu répands sur cette vie d’un jour! eh! que serais-je sans toi, ô idée d’un Dieu? tu fais naître, tu nourris l'espérance au fond de mon cœur et avec elle la confiance et la joie! Le néant! c’est le cri que font retentir dans les enfers les méchants qui les habitent, et c’est leur désespoir qui invoque. , Que ceux qui les imitent sur la terre, que les tyrans qui la désolent, que les monstres qui la Souillent adoptent cette affreuse doctrine, je le conçois, mais pour moi qui ne veux partager ni leur honte, ni leurs crimes, ni leurs remords, je aurai sans cesse présente à l'esprit, tu seras toujours dans mon cœur, Ô idée d’un Dieu?! » Un passage barré plus tard sur le manuscrit, mais qui appartenait à la rédaction primitive, et facilement lisible encore, nous rappelle les enchantements de cet amour divin, si vainement poursuivi par Félicité : « Amour, amour, vie de Dieu, toi seul peux faire le bonheur de l’homme ; viens donc embraser mon âme, viens la remplir tout entière ; elle t’appelle, elle te désire; quand elle te possède, il lui semble être déjà unie aux célestes intelligences qui, prosternées aux pieds du trône de l’Eternel, chantent et répètent sans cesse le cantique de l’amour. L'amour les pénètre, l'amour les transporte, il est la félicité des saints ?. » :
L'auteur n’admet pas que le consentement universel soit un argument favorable au polythéisme ; ; car celui-ci na commencé que longtemps après le déluge, n’a pas été adopté par les juifs, chrétiens ou mahométans, favorise les passions que combat la croyance d’un Dieu, et ne fut dans l’antiquité qu’une superstition populaire dont se moquaient les païens instruits 4
Suit la preuve philosophique a contingentia mundi5. Mais, objectent les athées, comment Dieu aurait-il pa nous tirer du
. Inédit. Arch. des Frères, dossier I, n° 685, p. 6. Inédit. Zbid., p. 8.
. édit. rt pare
. Ibid., p.
: Ibid.., PP. ot: 12.