‹ La jeunesse de LamartineChapitre 114 sur 227 · Nouvelles méditation* poétiques Le poète mourant · texte numérisé non relu

Nouvelles méditation* poétiques Le poète mourant

Ah ! quel que soit ton nom, ton destin, ta patrie , O fille de la terre ou du divin séjour, Ah ! laisse-moi toute ma vie T'offrir mon culte ou mon amour ' .

Mme C*** est une mortelle, une mortelle amie de M. de Bonald. Celui-ci représentait l'ultramontanisme, l'intransigeance en matière de religion. Mais comme notre poète veut plaire : « Ma récompense, dit-il plus tard, était dans le « sourire que j'obtiendrais le lendemain de mon « idole-, )) il compose son ode, Le Génie^, qu'il adresse au grand catholique.

L'été, l'automne se passent. Mme C*** part, va rejoindre son mari. Le jeune homme veut la suivre. Mais comment faire ? Pas d'argent. Si Virieu était à Paris, il lui demanderait la moitié de sa chambre. Par malechance, il est à Rio de Janeiro avec M. de Luxembourg. Le pauvre amoureux se morfond à Milly, puis à Mâcon ; un soir, il ouvre un journal, y voit que le duc de Luxembourg est de retour avec sa suite. Vite il écrit à son ami : a Je brûle d'impatience de

Page 1