Nouvelle* méditation ê poétique
vers où il inscrit le nom de la bien-aimée et la fait entrer clans l'immortalité :
Mais les siècles auront passé sur ta poussière, Elvire, et tu vivras toujours l !
Hélas ! il leur faut s*éveiller bientôt de cette douce ivresse. La pauvre mère veut revoir son fils ; le père, dont les vignes viennent d'être saccagées parla grêle, ne veut plus envoyer d'argent. L'amoureux n'a qu'un souffle : v Je n'étais plus, « dit-il plus tard, sous un visage pâle et amai- « gri, qu'une flamme brûlant sans aliment. Cette « flamme menaçait de consumer son propre « foyer2. » Julie elle-même envoie son médecin, conjure son amant d'aller respirer l'air natal et de la quitter, « aux dépens même de son bonheur3. )) Il se décide enfin quand elle lui a donné rendez-vous à Aix pour le mois d'août prochain.
Le 9 mai, il est à Moulins écrivant à Yirieu qu'il a laissé à Paris : « Plus je m'éloigne de « vous, plus je suis triste et obligé de m'étour-