Correspondance , t. II, p
qu'elle a en haute estime, qui est pour son fils une précieuse relation, « Ce jeune homme a un « esprit supérieur, écrit-elle dans son journal, « beaucoup de talents jusqu'ici enfouis comme « ceux que je suppose à mon fils et, comme lui, « beaucoup de mélancolie. Il me rappelle la « figure que je prêtais à Werther de Gœthe ; « mais.il a, comme sa famille, beaucoup de reli- « gion. Cette amitié, sous ce rapport, me fait « plaisir pour mon fils ; il a bien besoin de bons « exemples de foi positive, car sa religion, trop « libre et trop vague, me paraît moins une foi « qu'un sentiment l. »
Nous sommes en septembre. Personne encore. I, 'amant attend, se dévore. Il écrit le 16 à une amie, Mlle de Canonge, « d'une main tremblante « de la fièvre... Je suis anéanti... Je n'en puis « plus2. »
Julie ne viendra pas. Sa santé, qu'avaient raffermie le grand air des montagnes, puis aussi la douceur d'aimer et de se sentir aimée et le bonheur d'avoir auprès d'elle l'objet de son amour, sa santé, dis-je^ était redevenue languis-