Premières méditations poétiques
Lamartine garde du corps, ami des Rohan et des Montmorency.
Enfin, au milieu d'octobre, il arrive à Milly; il reçoit des nouvelles de Paris de plus en plus inquiétantes, « Je suis plus que jamais, écrit-il « à MUe de Canonge , sa confidente, dans « l'extrême de la souffrance, de la tristesse et a du malheur, et je n'espère plus de remède à (( tout cela que le remède universel... Le monde « m'est en horreur; j'y suis mal et il me fait « mal ; le monde ne convient qu'aux heureux ou « aux malades d'imagination. Je ne trouve un « peu de repos que dans une complète solitude « qui m'accoutume peu à peu à toutes les idées « d'éternelle séparation auxquelles il faut que ce je m'habitue... ; un homme surchargé d'ennuis « et ne voulant plus ée rattacher à rien dans le « monde n'est plus un homme, c'est presque « une ombre *. »
Quelques jours après , nouvelle lettre plus désolée encore. Nous assistons aux douloureuses péripéties du dénouement qui approche.
« Rien n'a changé qu'en pis dans ma déplo-