Idem, t. II, p
ce jusqu'au terme, et ce terme arrive bientôt ce quand ou a perdu tout ce qui attachait a la « vie [. »
C'est à ce moment, en novembre 1817, c'est de son cher Milly, de sa montagne du Craz, qu'il adresse à Julie, à Julie qui va mourir, cette sublime interrogation sur la destinée humaine qu'il a nommée V Immortalité .
Cette méditation est le commentaire, et quel commentaire ! de la lettre qui précède : « Mes « espérances dans un avenir inconnu , mais a meilleur, sont une conviction pour moi ». Aussi la mort ne l'effraie plus ; il y court, il y vole :
Je te salue, ô mort! Libérateur céleste.
Tu n'anéantis pas, tu délivres ! ta main, Céleste messager, porte un flambeau divin...
Et l'espoir, près de toi, rêvant sur un tombeau, Appuyé sur la foi, m'ouvre un monde plus beau.
Douter de ce monde meilleur, ce serait un blasphème, un crime de lèse-amour :