‹ La jeunesse de LamartineChapitre 132 sur 227 · I. .M. Facukt, Etude» sur le XVIII* siècle · texte numérisé non relu

I. .M. Facukt, Etude» sur le XVIII* siècle

tion nouvelle ; tous ses ouvrages en portent la trace ; tous parlent de 1 histoire de sa vie ou de l'histoire de son âme. Chateaubriand et Byron, sous ce rapport, sont bien ses élèves.

Avec lui enfin commence la renaissance spiritualiste ; non pas qu'il admette les dogmes chrétiens, mais il accepte, comme il le dit : « cette religion pure, sainte, éternelle comme son auteur, que les hommes ont souillée en feignant de vouloir la purifier. »

Bernardin de Saint-Pierre est un précurseur aussi. Il procède de Rousseau et il va fournir a Chateaubriand quelques tons de sa palette ; mais il n'aura pas la puissance et l'éclat de ce dernier. Il mêlera toujours a ses descriptions: et à ses pensées une certaine mièvrerie, un certain mysticisme extatique, une douceur et des câlineries chrétiennes qui feront pâmer les âmes rêveuses tout endolories des négations du xvine siècle, mais qui lui attireront de la critique moderne les épithètes de « baderne sentimentale » et de « vieux bénisseur 1 ».

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