‹ La jeunesse de LamartineChapitre 17 sur 227 · Mémoires inédits, p. 18, in-8, Hachette · texte numérisé non relu

Mémoires inédits, p. 18, in-8, Hachette

« durable et persistant de tout ce que nous sommes '. »

Cette éducation des choses, c'est un petit coin du Maçonnais où, jusqu'à l'âge de trente ans, le poète est resté presque sans interruption, c'est « la terre natale » qui la lui a donnée. C'est là qu'il a éprouvé pour la première fois et à un âge où tout vibre et palpite, ces « impressions sincères » dont parle M. Brunetière ; là qu'il les a non seulement éprouvées, mais longuement vécues ; là qu'il a entendu ces voix mystérieuses de la nature qui se fondent en une harmonie secrète avec les fibres les plus intimes de notre âme. Aussi sa poésie en a-t-elle conservé un accent tout particulier et comme un parfum de terroir. Quelque large, quelque compréhensive qu'elle soit, quelque puissant qu'ait été son souille, un genius loci l'a marquée de son empreinte et l'a liée à un loyer.

Le caractère local de la musc lamartinienne n'a échappé ni à M. Brunetière ni à M. Faguet :

« Mille liens subtils et forts, dit le premier, « ont rattaché Lamartine à une terre natale, à

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