‹ La jeunesse de LamartineChapitre 197 sur 227 · Correspondance, t. III, p. 71 et · texte numérisé non relu

Correspondance, t. III, p. 71 et

« Les années de verve s'enfuient, je sens « l'évaporation insensible de l'esprit poétique, « je le pleure, je L'invoque, je viens même de ce lui faire mes adieux dans une (ulula du style « d'Horace... mais tout est inutile; il faut « vivre... J'immole des poèmes à ce dieu infer- « nal, la nécessité. Pourquoi ne puis-je pas avoir « en même temps le loisir et l'argent [ ! »

Cette odula, c'est Adieux à la poésie :

Il est une heure de silence Où la solitude est sans voix*2.

Eprouvé par le climat de Naples, il quitte cette ville au commencement de janvier 1821 et s'installe à Rome où naît, le 15 février, son fils Alphonse. Cet enfant, né avant terme (le mariage est du 6 juin), était d'une constitution délicate. On le baptise à Saint-Pierre de Rome.

Entre temps et quoiqu'il ait fait ses adieux à la poésie, l'attaché-poète ne pouvait moins faire que de saluer, lui aussi, par une ode, La naissance du duc de Bordeaux .

Il n'est pas fier de son œuvre : « Cachez-la à

Page 1