‹ La jeunesse de LamartineChapitre 32 sur 227 · Cours familier de littérature, lor entretien, p · texte numérisé non relu

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éloquentes de Mgr Perraud, « elle imprima pro- « fondement dans les âmes de ses enfants le « respect, le culte, l'adoration de Dieu dont elle « était vraiment pour eux, par la pureté de sa • vie, la plus vivante image *, » si, pour obéir aux prescriptions d'une foi vraiment chrétienne, elle cherchait à s'entourer d'édification, de guides orthodoxes, si les œuvres de saint Augustin, de Fénelon, de Massillon étaient ses lectures accoutumées, elle n'était pas exclusive pourtant : elle aimait à interroger le génie partout où il s'était révélé et à initier ses enfants aux leçons des grands maîtres de la pensée humaine, d'où qu'ils vinssent, sacrés ou profanes.

En admiratrice, en amie de Gibbon, elle se délectait des historiens , de Tacite surtout. A Montculot, chez le bon abbé, elle lisait l'Odyssée tout entière, ce poème du foyer, dans la traduction de Dacier, à toute la maisonnée.

Après la Bible, après Homère, après Virgile, c'étaient les moralistes anciens, auprès desquels elle fortifiait son âme. Je n'irai pas jusqu'à dire toutefois, avec Mgr Perraud, que, « semblable à

1. Oraison funèbre de Lamartine prononcée à Màcon le 21 octobre 1890.

a la mère des Macchabées, elle cacha sous les a plus chaudes effusions de l'amour maternel un « cœur viril1. )> Non, son cœur de mère fut tout affection, tout tendresse, tout indulgence et cette indulgence allait parfois bien loin ; mais a côté de la mère était l'éducatrice; elle le comprit et sut donner a la petite nichée qu'elle abritait de son aile une nourriture saine, vivifiante.

Voici selon le Manuscrit 2 l'emploi de la journée :

La messe tous les jours à sept heures ;

Lecture de la Bible ;

Leçon de grammaire;

Lecture de l'histoire, histoire de France ou histoire ancienne;

Le soir, après dîner, quelque vers des fables de la Fontaine ;

Quelquefois, à la veillée, on se régale d'une comédie de Molière. « Il me semble, » dit la mère scrupuleuse, « qu'il n'y a pas de mal. Je passe, en lisant, les mots dangereux ;; »

Puis la prière en commun accompagnée d'une

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