Le Manuscrit de ma mère, p
Ils étaient six : un garçon, Alphonse, et cinq filles : Cécile, Eugénie, Césarine, Suzanne et Sophie. C'était une jolie nichée, riante et gazouillante.
<c Une personne grave et peu habituée aux « comparaisons poétiques (c'est de Royer Colce lard qu'il s'agit), qui avait, en ce temps, « l'occasion de voir Lamartine avec ses sœurs « sous l'aile de la mère, ne pouvait s'empêcher « de comparer cette jeune famille aimable et a d'un essor si naturel, à une couvée de « colombes. Quaud tout n'était que boulever- « sèment et tempête, comment ce doux nid « était-il venu à éclore sur la colline pierreuse? « Demandez plutôt à celui qui voulut vêtir le « lys du vallon et qui fait fleurir le désert * ! »
L'éducation de son fils surtout, quelle responsabilité pour la jeune mère î
Si « elle épiait jour à jour la pensée de son « enfant pour la tourner vers Dieu, comme on « épie le ruisseau à sa source pour le diriger « vers la prairie où l'on veut faire refleurir « L'herbe nouvelle2 », si, suivant les paroles
1. Sainte-Beuve, Portraits contemporains. Lamartine, Michel Lévy, 1870, in-12, p. 289.