‹ La jeunesse de LamartineChapitre 39 sur 227 · Sur la poésie de Lamartine, Calmann-Lévy, in · texte numérisé non relu

Sur la poésie de Lamartine, Calmann-Lévy, in

« sissait à merveille et j'étais alors un des plus « beaux enfants qui aient jamais foulé de leurs « pieds nus les pierres de nos montagnes... Des « yeux d'un bleu noir comme ceux de ma mère, « des traits accentués, mais adoucis par une « expression un peu pensive comme était la « sienne, un éblouissant rayon de joie éclairait « tout ce visage, des cheveux très souples et « très fins, d'un brun doré comme l'écorce mûre « de la châtaigne1. »

Ce portrait éminemment romantique, vague, impalpable, nous rendrait fort perplexes si nous n'avious un dessin au crayon de Mme Carra de Vaux, née des Roys, tante maternelle du poète, dessin appartenant à Mme Yalentine de Lamartine, et qui nous le représente au naturel, à l'âge de huit ans. C'est un bon gros garçon joufflu, l'air étonné, la bouche bée, le nez en l'air, les cheveux en broussailles, l'œil éveillé pourtant; en somme, un beau gars de Milly qui a bien employé son temps et se porte à merveille2.

Il a plus de neuf ans; le père, les oncles

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