CHAPITRE V
(Novembre 1800 à septembre 1807.)
A Lyon, institution Pupier. — 1800-1803. — Les études.
A Belley, les Pères de la foi. — 1803-1807. — Le Bugey ; caractère du pays. — Le collège. — Les aptitudes ; les succès. — Ce que sont les sentiments de piété du collégien de Belley. — Base et effet de l'enseignement donné par les Pères. — Les amis.
La pension dans laquelle l'enfant fut placé, appelée pension de la Caille, était située à la Croix-Rousse et tenue par un sieur Pupier.
Les recherches que nous avons faites de cette maison ont été infructueuses. Il est probable qu'elle aura disparu dans la destruction des grandes murailles de ce quartier de Lyon.
« Je tombai de ce nid rembourré de duvet et « tout chaud de la tendresse d'une incomparable « famille, sur la terre froide et dure d'une école
« tumultueuse... Je pris mes maîtres en hor- « reur1. »
Les Confidences et les Mémoires inédits exagèrent le sentiment de répulsion qu'il éprouva. Le Manuscrit de nia mère est là pour affirmer qu'il ne se trouva pas mal d'abord dans sa pension. Il se conduit en enfant soumis et respectueux. A la première distribution, il a deux prix. « Ses maîtres en sont satisfaits, écrit la mère. « J'avoue que j'ai eu un peu d'orgueil de tout « le bien qu'on me dit de cet enfant ; je dece mande pardon a Dieu de cette vanité, je n'ai « contribué en rien à ce qu'il peut avoir de bon « dans l'âme 2. »
Quand il vient passer ses vacances à Milly, en septembre 1801, elle constate « qu'il a « grandi, engraissé, embelli3. » Elle ajoute : « Je suis contente de son intelligence ; mais j'ai « a lui reprocher de manquer souvent de pâte tience, avec ses sœurs surtout. Je craindrais « qu'il n'eût le caractère un peu trop fier et trop « impérieux s'il ne s'en corrige pas4. »