‹ La jeunesse de LamartineChapitre 42 sur 227 · Idem, p · texte numérisé non relu

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Lorsque, à la rentrée, elle le ramène à Lyon, elle est plus triste que lui-même. « Le cœur « m'en saigne! dit-elle. Mon Dieu, que c'est « affreux de déraciner ainsi cette jeune plante <c du cœur où elle a poussé, pour la jeter dans

« ces mains mercenaires

Rien de surprenant que le jeune Alphonse, qui connaissait les répugnances de sa mère pour l'institution où il avait été placé, ait fini par l'avoir en dégoût, lui aussi, et qu'un beau jour, en décembre 1802, il ait pris la clef des champs. Il savait qu'à Milly était une âme prête au pardon et aux gâteries.

« Alphonse vient de s'échapper de son col- « lège, note le journal. La réclusion lui était « devenue depuis quelque temps insupportable. « Je suis bien attristée de cet événement. Son « caractère d'indépendance m'effraie. Je crains « de l'avoir gâté. On a eu de la peine à lui faire « écrire une lettre d'excuse et de repentir à son « père2. »

On le ramène à sa pension ; mais il n'y fait plus rien et attend les vacances. La mère n'est

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