‹ La jeunesse de LamartineChapitre 56 sur 227 · La neuvaine </c l<i Chandeleur, par < 1 1 1 irles Nodier · texte numérisé non relu

La neuvaine </c l<i Chandeleur, par < 1 1 1 irles Nodier

« qui s'est attendrie en passant entre ses Lèvres, « la première impression d'une main qui s'est « livrée à la main qui l'a saisie, la tiède moiteur « de son toueher, le frais parfum de son ha- « leine!... et bien moins que cela! une fleur « tombée de ses cheveux, une épingle tombée « de son corset, le bruit, le seul bruit de la « robe dont elle vous effleure en courant l ! »

Pour les peindre si bien, ces naïves palpitations d'un cœur de 18 ans, il a fallu que l'auteur les éprouvât.

Nodier avait eu, en effet, sa Luey ; lui aussi avait fait une longue station aux pieds d'une tourelle ; lui aussi avait eu un ravin à traverser, « le trou du hibou, » un étang à franchir, « le bassin des Salamandres, » une terrasse à escalader; sa Lucy à lui, c'était Séraphine! Combien son amour était accommodant et vivait de peu! Il se contentait de voir sa petite amie, le soir, à la clarté d'une bougie, se regardant dans un miroir qui servait à sa toilette de nuit, « souriant « à sa gentillesse, roulant ses cheveux avec une « grâce coquette et puis prenant plaisir à les

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