‹ La jeunesse de LamartineChapitre 70 sur 227 · Idem. t. I. p · texte numérisé non relu

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LES PREMIBR8 vkiîs 117

« mélancolique; il ne sait ce qu'il désire. Ah! « s'il pouvait connaître le seul bien capable de « le contenter1 ! »

C'est le désœuvrement d'une petite ville qui est cause de tout, pcnse-t-ellc ; elle espère que dans un grand centre, il pourra mieux s'occuper et échapper aux dangers de l'oisiveté. On se décide, sur sa prière, à l'envoyer à Lyon avec M. de Balathier, <c jeune homme d'excellents principes. »

Il y passe l'hiver de 1810. Il a vingt ans.

Il s'installe dans une petite chambre, sur le quai, aux bords de la Saône.

Je vois de mon boudoir charmant Sous mes pieds couler la rivière.

N'est-il pas doux, dans sa misère, De pouvoir dire à chaque instant :

Ah ! pour rentrer dans le néant Je n'ai qu'un petit saut à faire2!

Il travaille toute la journée, l'anglais surtout, le grec et l'italien ; il amasse, dit-il, comme la fourmi; mais il abhorre les mathématiques.

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