Correspondance, t. I, p
« C'est la mort du goût, de la poésie, de la « littérature, de tout. Le diable m'emporte si « jamais j'en sais un mot! Ne montre ma lettre « à personne, écrit-il à Virieu, ma réputation « serait perdue1. »
Il aime cette vie indépendante, ses livres, sa chambre, son feu et le théâtre aussi. Il y est abonné. Mais cette existence, charmante pour un jeune homme, n'est pas sans périls. Notre Maçonnais est fort galant ; il noue des intrigues. En voici une qui ne le mène pas bien loin ; c'est une jeune veuve riche, et jolie, et aimable :
Elle prit mon cœur; mais hélas !
Je n'ai pu revoir la traîtresse.
Dieu malin! souffle-moi tout bas Son nom, sa rue et son adresse 2.
Il en a de plus dangereuses et surtout de plus coûteuses. Aussi fait-il des dettes et il ne s'en cache pas. Il écrit une épitre qui court tout Lyon, intitulée Mes dettes, et qui finit ainsi :
El toi surtout et toi qui, la première, Du doux plaisir m'enseignas le mystère,