‹ La jeunesse de LamartineChapitre 73 sur 227 · Correspondance, t. I, p · texte numérisé non relu

Correspondance, t. I, p

« blement à la campagne , à cette douce époque « des premiers jours du printemps1. »

Voilà l'enfant prodigue revenu au logis. Il est las de cette vie folle ; ce n'était que surprise des sens. Il aspire plus haut :

« Pourquoi avons-nous tous deux, écrit-il à a Virieu, ce je ne sais quoi dans l'âme qui ne « nous laissera jamais un instant de repos avant « que nous ne l'ayons satisfait ou étouffé ? Est-ce a un besoin d'attachement et d'amour ? Non. Est- « ce l'ambition? Pas tout à fait... Je sens que « pauvre comme Homère et persécuté comme le « Tasse, pourvu que je travaillasse à connaître « ce que mon esprit veut savoir, à satisfaire en « un mot ce besoin de tout voir, de tout observer,. « peut-être même de le peindre, je serais heu- « reux2. »

Durant l'été, il va passer quelque temps à Montculot, chez son oncle l'abbé, pour y vivre de la vie patriarcale que nous avons décrite , rêver au fond des bois, s'étendre et « vituler ». Il y trouve aussi une petite bibliothèque dans Laquelle il aime i» fourrager; il lit surtout « l'ami Mon-

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