Idem. t. I, p
Virieu, notre poète écrit : « Depuis Naples, je « n'ai pas ouvert mon cœur une fois. » C'est dire que là il l'a ouvert. Oui, Graziella a existé ou plutôt il a existé à Naples, pendant l'hiver de 1811 à 1812, une jeune fdle avec laquelle Lamartine a eu une liaison.
« Graziella, a dit M. de Mazade, est une émotion de jeunesse, ravivée plus tard, idéalisée et transformée en poème1. »
« La charmante corailleuse de Naples, écrit <( Sainte-Beuve, est en partie une création. Otez ce le ciel d'Italie et le costume de Procida , ce <( n'est qu'une aventure de grisette, embellie et <( idéalisée par l'artiste, élevée, après coup, aux « proportions de la beauté, mais une de ces «: aventures qui ne laissent que trop peu de traces <c dans la vie et qui ne se retrouvent que plus « tard, dans les lointains de la pensée quand le <c poète ou le peintre sent le besoin d'y chercher « des sujets d'élégie ou de tableau. Il en est « autrement d'Elvire; il y a, de ce coté, toute <c une destinée et presque une religion2. »
Saint-Marc Girardin s'indigne de cette appré-