CHAPITRE PRELIMINAIRE
grand nombre des habitants avaient pris la Cro de Saint-André et le chaperon blanc, qui dés gnaient les Bourguignons ; beaucoup d'autn avaient revôtu la casaque violette coupée de croix blanche, enseigne des Armagnacs, et Tacha nementdes deux partis n'y était pas moindre qi dans la capitale ^
Donc, et de l'aveu même des contemporains, royaume ce povre d'amis et de seignour » éta venu « au plus petit point" ». Certes, il exista alors, comme dans tous les temps, des gens sage mais ils étaient sans moyen d'action, leurs bonn< volontés restaient éparses ; on ne voit pas, en effe qu'un puissant personnage ait songe à les ra lier et à se faire le centre du parti de la modér; tion ; bien plus, la Cour, qui aurait dû faire cntei dre l'appel à la concorde, restait inactive, indifT rente même, au milieu des désordres sans ces! croissants. Le pouvoir royal tombait en ruine personne, du reste, ne le représentait plus av< autorité : l'état de déchéance physique et menta où était plongé Charles VI continûment empira et, au pauvre fou, ce pcuchaloit quece futarmagn
^ Rclifçîcux de Saint-Denis, Chronique de Charles F/, t. ^ p. 447, 4^^^- — Monstrclct, Chronique .,. , t. IT, p. 391. — Happe adressé à Charles VI sur les doléances du cler^j^é aux Etais Gét^ raux de i4i3, piibl. par J. Marion, (Bibl. Kc. dos Chartes, t. A p. 277-278).
- Chronique anonyme du règne de Charles Vf, dite Chroniq des Cordclicrs, 1404-1422, (éd. par Douët d'Arcq, à la suite de Chronique de Monstrelet^ t. VI, p. 254). Cf. Christine de Pisa Complainte sur la folie de Charles VI (Bibl. Ec. des Chartes, t. p. 374).