‹ La jeunesse de Madame de La FayetteChapitre 1 sur 24 · RUE RACINE · texte numérisé non relu

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de

madame de La Fayette

<C SON DEVANTEAU DESSUS SJk TÊTE... »

M» Le Pailleor est un cbarmafit banbomiae qui, durant toute sa vie, baguenauda, et qu'ua» de aes jjOUFnéeâ recoramande à la po^térM.. Un souveair aiu^uste^ eonsacre sa fi^ile: renommée : il a élé iei-bes la deuxième p€frsonne Informée du génie de Biaise Ëas€&l. La prenuère, ea fui M. Pascal le père, lequel s'apeiH^ut que l'enfuit iaventait. le& maibéaiatiques. £{>ou¥asnté, M. Paseal: le père alla trourer hL L& Pailleur;, des larmesr Lui mouillaient fe» yeujr. M. Le Pailleur le priai de ne Lui pas celer plus loiigtemps la eausede son trouble : € Je ne pleure* pas d'afûflctioa, mais de jjOie >, répandit Mi. Pascal; et; il montra ce que; mtk ûis avait sa fiaire; }t. Le Paiileur en eut la plus g^i'ande surprise et dit qufon n^de^ait plus c captiver, cet esprit >/, mais au censtraire favoriser scm

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vif élan. C'est ainsi que le petit Pascal obtint la liberté de son génie. M. Pascal le père appelait M. Le Pailleur € un de mes intimes amis depuis trente ans et plus, homme d'honneur, de doctrine et de vertu. »

M. Le Pailleur mérite ces compliments; il en mérite d'autres. Il adorait les mathématiques et leur préférait encore le plaisir. Il écrivait peu et n'imprimait rien : il avait médité sur les vanités de la gloire, sur les règles de la prudence et les conditions du repos. Il se mèla^ ainsi que Roberval, Descartes, Mersenne et Carcavi, d'une polémique engagée par Longomontanus et John Pell et relative à là quadrature du cercle : son avis ne fut pas négligé. Il s'occupa de résoudre les équations cubiques, « par le cercle et la parabole, sans les purger du plus haut degré ». Ces études lui amusaient et ne lui alarmaient pas l'intelligence : il leur savait gré d'être difQciles et anodines. Mais, quand on veut l'embarquer à prendre parti dans l'affaire de Galilée, touchant le mouvement de la terre, on l'ennuie, on l'effare ; il se récuse et ne répond qu'en petits vers badins, où il proteste de sa révérence à l'égard des mystères de la nature. Il ne va pas déchiffrer le firmament! Il se moque d'une science présomptueuse et lui opposé une divinité plus belle et plus sage, l'Ignorance, qui est la sœur de l'Innocence. Cette divinité ne nous trompe jamais. Ce n'est pas elle qui fomente les opinions, l'erreur, l'hérésie et les factions... Laissant donc les hasardeuses rêveries, il conclut d'aller boire et « faire grillade » au cabaret du Bon Puits.

C'était un fameux drille. Il faisait la débauche à Paris et n'y renonça que pour suivre en Bretagne le comte de Saint-Brisse, cousin germain du duc de

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