‹ La jeunesse de Marie StuartChapitre 1 sur 51 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

Au. lever du rideau, quelques seigneurs et quelques dames traversent la galerie.

LE DAUPHIN, CHATELARD.

CHATELARD , surpris.

Le dauphin !.. . Vous , à Paris , Monseigneur! et au palais des Tournelles! Quel bonheur imprévu! ah! je comprends... le bal que donne ce soir la jeune reine d'Ecosse dans ses appartenons...

LE DAUPHIN

Mon ami , les vieux murs de Saint-Germain sont bien noirs... la cour delà reine Catherine , ma mère , n'a

Afthfoês de ta Ville de Bruxelles Archief van de Stac! BrusseS

4 LA JEUNESSE DE MARIE STUART, rien qui me séduise ; et au milieu de tant de monde, de tant de plaisirs... je m'ennuyais de me trouver toujours seul.

CHATELARD.

Ah! prince!... je vous reconnais à cet esprit de liberté, <jue j'osais partager quand nous étions enfans.

LE DAUPHIN

Oui, je m'en souviens... tu me donnais même parfois des conseils que la reine , ma mère , trouvait un peu trop philosophiques.

Ah ! je n'ai pas oublié non plus que, sans vos généreux efforts, le pauvre Chatelard , traité comme un hérétique, gémirait aujourd'hui dan s une prison d'état... ou du moins se verrait banni de sa patrie.

LE DAUPHIN

Je ne devais pas faire moins pour toi... (// lui prend la main.) Nous avons toujours été amis , camarades.

CHATELARD-

Monseigneur, ce titre...

LE DAUPHIN

Ah ! ne me le refuse pas .

Air : Je vous revois , séjour de mon enfance ( de Caleb).

Combien de fois , en te nommant mon frère , Dans nos travaux j'acceptai tes secours ! Plus l'amitié vieillit, plus elle est chère : Aussi mon cœur t'appartiendra toujours.

Enfant des rois, du poids d'une couronne Mon front encor n'est chargé qu'à demi; Al»! laisse-moi , sur les degrés du trône, Presser la main d'un véritable ami !

Mais voyojis, donne-moi des nouvelles... Que se passe-t-il à la cour de ces dames?... Les poètes y sont

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