‹ La jeunesse de Marie StuartChapitre 10 sur 51 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

CHATELARD, LE DAUPHIN.

LE DAUPHIN

Ah! c'est loi , Chatelard ! je te cherchais... Je quitte la salle du bal.... j'ai laissé Marie auprès de la reine ma mère , et je suis accouru.. . Je t'ai dit ce matin que j'avais un secret.... Apprends donc que depuis longtemps j'aime, j'adore la jeune reine d'Ecosse... et cet amour, ma mère seule l'avait su deviner.

CHATELARD , à pari.

0 ciel l Marie !

LE DAUPHIN

Jusqu'à présent , j'avais voulu cacher à tous les yeux une passion qu'il ne m'est plus possible de renfermer au fond de mon cœur.

CHATELARD, à part.

Il l'aime!.... Ah! j'aurais dû craindre ce dernier malheur !

LE DAUPHIN

Juge de ma joie.... de mon espoir!... le roi désire cette alliance... Messieurs de Guise seraient fiers d'unir leur nièce à l'héritier du trône de France... Ma mère elle-même ne vient aux. Tournelles que pour décider la reine d'Ecosse à nfaccorder sa main.

CHATELARD.

La volonté de votre mère , les vœux secrets de Messieurs de Guise, si puissans à la cour, sont de sûrs garans... (J pari.) Que je souffre!

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