‹ La jeunesse de Marie StuartChapitre 37 sur 51 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

MARIE, MARGUERITE, CHATELARD.

MARGUERITE

C'est moi , chevalier, qui vous ai fait appeler ; mais ce n'est pas moi qui vous attendais. {Bas à Marie.) Me pardonnez-vous , reine , d'avoir usurpé vos droits ? i MARIE , bas.

Oui, bonne amie , je vous pardonne.

CHATELARD.

Mon émotion ne doit pas vous surprendre, Madame.. . Quelle eût été ma joie, si j'avais retrouvé la reine d'Ecosse heureuse!... mais jugez de ma douleur, en revoyant ici la veuve de François II.

MARIE

Vous avez perdu aussi un ami sincère , sire Chatelard.

Tous mes vœux eussent été de le revoir encore.. . . et de remplir tout entier le serment que je lui avais fait en votre présence... Pourtant j'ai trouvé la force d'ac- •omplir ma promesse.

MARIE

Oui, vous aviez juré d'anoblir votre épée.... et vos succès ne sont pas restés ignorés*

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