‹ La jeunesse de Marie StuartChapitre 8 sur 51 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les mêmes , UN OFFICIER DU PALAIS.

l'officier.

Sa Majesté la reine Catherine arrive en ce moment au palais des Tournelles.

LE DAUPHIN, à part.

Bon... le duc de Guise m'a tenu parole...

MARIE

Quel motif l'amène?... (Bas à 'Marguerite.) Bonne amie, je ne sais pourquoi je tremble — serait-ce un présage de malheur?

MARGUERITE, bas à Marie , qui est subitement devenue pensive.

Eh bien ! qu'avez-vous , petite reine ? vous voilà tombée dans votre rêverie ordinaire !... et vous aussi, Mesdames , vous paraissez effrayées de tant d'honneurs ! Ah ! jugez mieux les intentions et les prévenances de notre sœur de Médicis... Venez , venez avec moi... Puisque la reine régnante daigne nous visiter, allons lui rendre nos hommages.... (bas à Marie) et faire comme si nous étions contentes. (Elle regarde Brantôme , qui prend aussitôt une altitude triomphante.) Venez, noble chevalier, rendons-nous au bal 5 allons figurer au milieu des grâces et des amours.

BRANTÔME

Des amours!... (Avec un soupir étouffé.) Majesté, je suis toujours à vos ordres.

CHOEUR

Hommage à la belle Marie Qui charme cet heureux séjour !

Par les grâces toujours embellie, Qu'elle règne à la cour d'amour.

Tout le monde sort; le dauphin donne la main h Marie , et Brantôme offre la sienne à Marguerite.

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