CHAPITRE TROISIÈME
était don Philippe Spinola, commandant de toute la cavalerie, fils du nouveau capitaine général que Ton attendait, et dont il semblait exprimer la pensée. Lié avec Mazarin, il ne lui dissimulait pas les vues et les espérances de son gouvernement. Selon lui, le cabinet français était divisé, Louis XIII n'était nullement décidé à affronter les forces de l'Empereur et de l'Espagne réunies, el la maison d'Autriche compte bien regagner en Italie ce qu'elle a perdu dans les Pays-Bas. L'Espagne va faire un suprême effort en Flandre pour secourir Bois-le-Duc, qu'assiégeait le prince d'Orange ; mais, soit qu'elle perde Bois-le-Duc, soit qu'elle parvienne à le sauver, elle traitera avec la Hollande et portera toutes ses forces en Italie1.
pêche du 15 août : « Si dice communemente che andava la vanguardia, et un ministro mi lia significatoche ciô si farà per vedere che motivo faranno i Venetiani, per poter subito S. H. Cesarea, dichiarandosi alla scoperta per il duca di Mantova, invitato da questa occasione, far attaccare i loro stati dalla retroguardia che conduce Fridland. »
1 Bibliothèque Barberine, etc. Dépêche du 5 août : « Don Philippo Spinola ha fatto meco un lungo discorso, dal quale in sostanza ho carato che si procura da Spagnuoli la tregua in Fiandra per polere in Italia rifarsi di quanto hanno perduto o possino perdere ; e che tanlo più s'applicano alla guerra qui e vi si promettono prosperi successi qnanlo che li pare che il Re de Francia vada ritrato in abbraciarla, anzi molti, includendosi ancor qualche ministro, dicono che, intimorito dalle forze imperiali giunte con le régie, procurera di fuggir questo incontro... M' ha dettoil signor don Philippo Spinola che la delta tregua seguirà senza altro, es-
Ainsi se dessinait assez nettement le plan formé contre l'Italie et contre la France. On n'attendait pour agir que le duc de Friedland et Spinola. Le comte de Collalto était désigné pour tenir la place de l'un, et l'autre avait quitté Madrid le 24 juillet pour aller s'embarquer à Barcelone1. On assurait que ses ordres étaient tout à fait à la guerre, et que, dans la dernière audience qu'il avait eue du roi Philippe IV, celuici lui avait fait cadeau d'un diamant de six mille écus, en lui recommandant de le porter à son chapeau lorsqu'il entrerait en campagne*.
Mazarin transmettait au cardinal secrétaire d'État François Barberini toutes ces nouvelles à mesure qu'il les lirait de Gonzalès ou de ses amis de l'armée espagnole. Il mettait un soin particulier à signaler les mouvements et le progrès des troupes allemandes. Quelquefois, trois ou
sendo digia aggiustati li punti principali, e che S. M. Cattolica èrisoluta o perdendosi o soccorrendosi Bolduch e con tutti i parti ti che vorranno li Olandesi concluderla, havendo nécessita di procurarla per ogni strada per poter davero attender aile cosed'Italia, e farsi stimare in esse d' altra forma di quella che è ai présente. » On retrouve la même communication dans une dépèche du 31 août.
1 Bibliothèque Barberine, etc. Dépêche du 8 août.
9 Ibid, Dépêche du 22 août. Le comte de Panigarola, envoyé d'avance à Milan par Spinola, « riferisce che vi sarà guerrn sens' altro, e che il Marchese gl1 ha mostrato un giojello di valore di sei mila scudi donatoli da S. M. con pattoche lo porti ail1 cappello la prima volta che andarà in campagna, dicendoli che presto lo metlerà in opéra. »