‹ La jeunesse de Mazarin;Chapitre 6 sur 282 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

On appela le nouveau-né Jules, ou du nom d'un de ses oncles maternels, le chevalier Jules Bufalini, ou de celui d'un frère de son père, Jules Mazarin, de la Compagnie de Jésus, prédicateur et écrivain alors en quelque réputation.

Étant venu au monde le jour de la saint Bonaventure, on remarqua qu'il ne démentit pas cet heureux augure, et fit paraître à sa naissance une gaieté extraordinaire. Il était né coiffé, et avec deux dents, circonstance favorable selon les croyances populaires, et à laquelle le cardinal se plaisait à faire allusion l.

Rione di Trevi, nella parocchia de' Santi Vincenzo ed Anastasio. » Benedetti, p. 9 : • Nella solita habitatione, posta nel Rione di Trevi, délia parocchia de1 SS. Vincenzo e Anastasio; donde si mossi poscia la pietà del cardinale Mazarini, in segno délia sua antica devotione verso quella Chiesa, a farla nobilmente riedificare da i fondamenti. » Tout près de la place et de la fontaine de Trevi se trouve encore aujourd'hui l'église de Saint-Vincent et Saint-Anastase, portant l'inscription qu'elle a été rebâtie par Mazarin. — Ajoutons que la vraie orthographe de son nom est Mazzarini, par deux %%, comme le veut la prononciation italienne, et que dans toutes les premières lettres autographes de Mazarin qui sont à Rome, à la Bibliothèque Barberine, il signe toujours Giulio Mazarini, et on lui écrit, al sign. G. Mazzarini. C'est plus tard que peu à peu il a lui-même supprimé un des z, même étant encore en Italie, et les autres ont fini par l'imiter.

* Benedetti, p. 9 : « Ella (sa mère Hortense) partori cola alli 14 di Luglio, giorno dedieato a san fionaventura, il suo primogenito bene avventurato Giulio, che nacque vestito, e con due denti, spirando in quella sua aurora un non so che di straordinaria letitin, eccedente laconditione del lngrimevolehumanonasciniento.»

Ses parents l'adoraient, et frappés de l'esprit qu'il montra de très-bonne heure, ils résolurent, malgré leur peu de fortune, de lui donner une éducation un peu relevée. Sa mère, aussi pieuse que belle, voulut qu'il tînt d'elle ses premières leçons d'instruction religieuse1. Aussi Mazarin, comme au reste la plupart des hommes supérieurs, ressentit toute sa vie pour sa mère une particulière affection, comme si le cœur lui eût révélé en elle la personne d'élite de la famille à laquelle il rapportait instinctivement tout ce qu'il trouvait de meilleur en lui-même.

Dès l'âge de cinq ans, il se distinguait déjà par sa vivacité et sa bonne grâce dans les exercices spirituels des pères de l'Oratoire de Saint-Philippe de Néri qui avaient lieu dans les églises de son quartier. Sa manière de dire et de réciter ravissait les assistants3, et lui gagnait tellement les

Le mémoire delà Rivista : § Corne è pubblico e notorio, nacque vestito, involto in una certa pellicina sottile corne foglia di cipola, che, secondo le cianeie del volgo, dicesi di buona fortuna nel corso délia vita di quello che nasce, ed egli medesimo lo rammentava, e se ne teneva di buono. •

4 Mémoire de la Rivista : « Era Giulio amato da suoi parenti sopra tutti li altri figlioli. • Benedetti, p. 9 : « Procure il padre principalmente di dotario délie ricchezze délie virtù, incaminaudolo a gli studii in conformité délia dispositione che ne mostrava di lui bellissimo ingegno che sempre supero l'età ; e la Madré piissima non manco d'instruirlo accuratissimamente nel timor di Dio.t

9 Benedetti, p. 9 et 10 : « Ne gli anni più teneri baleno lumi-

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